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Témoignages de séropositifs

Guillaume n’est pas séropositif et a tendance à penser que les trithérapies fonctionnent bien. En fait, il considère que le risque de mort a nettement diminué grâce aux nouveaux traitements et, de ce fait, baisse un peu sa garde. Il sera l'un des temoins du documentaire en tournage.
Guillaume est un garçon (presque) comme tous les autres. Pour brosser rapidement son portrait, il a vingt ans, vit à Lille où il est étudiant en histoire, retourne quelques fois chez lui, en Picardie, pour retrouver sa famille. Il est gay et séronégatif. Quand on lui a proposé de participer à ce documentaire, il a accepté, car il voulait agir activement dans le combat contre le SIDA.
Comme beaucoup de personnes (en fait, tout le monde excepté les personnes qui l’on déjà trouvé), Guillaume rêve au grand amour. Un prince « pas trop charmant », qui ressemblerait plus à son héros Corto Maltese qu’au Prince William. Rêveur, il se crée un monde, pas vraiment tout gris, mais pas tout rose non plus. Il construit des nuages, des gens, des vies grâce à deux instruments tout simples : un papier et un crayon. Il veut être écrivain. Mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Alors, il vise le concours de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. Ambitieux projet…
Pour sa première année de fac, Guillaume a donc débarqué à Lille, émerveillé et émancipé. Il y a découvert une vraie vie gay, des bars, des boites où il a pu rencontrer d’autres personnes qui lui ont montré qu’il n’était pas tout seul à avoir une sexualité différente. Cela lui a permis de s’accepter comme il est et a contribué à le faire accepter à son entourage. Il sortait souvent, s’est fait beaucoup d’amis (et quelques « ennemis »). De plus, dans cette ambiance de fête permanente, il eut (comme beaucoup de jeunes gays fraîchement débarqués de leurs provinces) différents partenaires sexuels. Il lui est parfois arrivé de ne pas se protéger lors de ses rapports. Alors, plein de remords et d’angoisse, il se rendait au Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG), et pouvait voir les visages crispés de ceux qui, comme lui, attendaient les résultats. Quand il sortait avec ses résultats, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il avait eu de la chance, d’autres non. Jugeant cette façon de vivre assez peu constructive en soi, il s’est freiné. Il n’envisage maintenant qu’une relation durable, trouver l’« homme de sa vie ».
Même s’il est au courant de l’existence des trithérapies, il ne baisse pas la garde pour autant. Il sait que grâce à ces médicaments, la lutte contre le SIDA a fait un grand pas, mais qu’elle n’est pas encore gagnée. C’est vrai qu’aujourd’hui on peut vivre avec le SIDA, mais les anti-rétroviraux sont un traitement extrêmement lourd et contraignant.
Homosexualité parfois mal vécue, difficulté à imposer le préservatif la première fois, sex-clubs, drogues… Ce ne sont là que quelques exemples des pièges que peut rencontrer une personne homosexuelle. Il est vrai qu’il peut sembler difficile d’en parler, pourtant, c’est en faisant face aux problèmes qu’on les résout.
Commentaires
Le 6 octobre 2005 - 15:50 | jude a dit :
Il faudrait peut-être que les campagnes de communication insistent sur l'aspect très contraignant des trithérapies et le fait qu'on ne guérit toujours pas du SIDA...Le 10 octobre 2005 - 17:14 | lemseffer a dit :
Il ne faut pas donner l'impression qu'un test effectué suite à un certain nombre de relations sexuelles non protégées, soit le bon réflexe. Autrement dit, toute relation non protégée devrait etre suivi d'un test, 3 mois après la relation en question.Guillaume, a eu une grande chance certes, mais ce n'est pas toujours le cas... Le préservatif protège aussi des autres MST, l'hépatite B et autre gonoccoccie...En core faut il le rappeler.Le 12 octobre 2005 - 8:30 | delebarre danielle a dit :
Le soulagement à l'annonce d'un test pour cette fois négatit est important mais cela implique que le résultat puisse être commenté avec quelqu'un de bien informé (un e personne des services de santé et/ou un travailleur social dont se serait la fonction dans un centre de dépistage anonyme.Dans son cas il semble que les infos dont il dispose soit insuffisantes par rapport à ce que l'on sait de sa sexualité et de ses pratiques.la découverte du milieu gay et la multiplication des partenaires est source d'une multiplication des risques de contamination et il ne semble pas en avoir pris conscience. pour une prévention efficace il faudrait obtenir que chaque résultat de test donne lieu à un entretien personnalisé avec une personne suffisamment formée qui pourrait pratiquer la méthode du "counseling" par exemple.Le 10 novembre 2005 - 16:50 | paulo a dit :
A part le fait que beaucoup de jeunes homos sont effectivement dans la fuite par rapport à l'idée de la contamination... et qu'ils "oublient" qu'il suffit d'une fois... il est bon de savoir qu'en cas de problème : rupture de préservatif, prise de risque après prise de drogue ou même viol, on peut faire sous 24 h un traitement post-exposition qui est très peu médiatisé, mais qui a d'assez bons résultats je crois même si les statistiques sont peu nombreuses : çà empêche la séro-convertion. Moi j'en avais entendu parler presque par hasard et heureusement ! car même si j'ai toujours fait attention, çà m'a bien servi lors d'un problème de déchirure de capote !! Et il est encore mieux de ne jamais en avoir besoin en restant toujours super safe.Le 4 mai 2006 - 19:27 | aubert a dit :
guilllaume soyez fort !!!! n edétruisez pas votre moral ; c'est LUI qui vous fais vivre espoir je prie pour vous tous ; je viens d'apprendre un ami séropositif jean gille joly qui vient de sortier son livre je vus confie a la bonté de la vierg emarie amitiés sinceres colletteLe 11 mai 2006 - 2:12 | olivier a dit :
bonjour j'aimerais avoir des infos pour etre membre d'un club priver mais pas de teteux quelque chose de vraie et serieuxLe 21 septembre 2006 - 13:44 | jaures ella a dit :
je souhaite avoir plus d'information sur les d'une brulure mictionnaire au lendemain des rapports non protegés,je recent un brulure au debut de la miction et aussi à lafin de celle-ci, alors que faire en urgence. jauresLaissez un commentaire
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